Emploi et vie urbaine / / 5 min de lecture

En septembre, les États-Unis comptaient environ 7,5 millions de postes vacants, sans rupture nette des embauches ni des licenciements

Les données JOLTS de septembre indiquent environ 7,5 millions de postes vacants, 5,4 millions d’embauches et 5,3 millions de départs. Les démissions augmentent, tandis que les licenciements et autres suppressions d’emploi varient peu.

Par 全球伯乐 News

Recherche et synthèse de sources

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Photo d’archives : Des candidats et des employeurs discutent dans une salle lors d’un salon de l’emploi du First Source Jobs Program

Des candidats échangent avec des employeurs lors d’un salon de l’emploi du First Source Jobs Program, le 24 octobre 2014. Photo d’archives. Ce cliché ne montre pas la publication des données de novembre 2026. Photo: Mscalafani · CC BY-SA 4.0.

Des postes vacants et des mouvements de personnel à distinguer

L’enquête JOLTS publiée le 3 novembre 2026 par le Bureau of Labor Statistics (BLS) fait état d’environ 7,5 millions de postes vacants au dernier jour ouvrable de septembre, soit un taux de vacance de 4,5 %. Sur l’ensemble du mois, les employeurs ont enregistré environ 5,4 millions d’embauches et 5,3 millions de départs. Le BLS juge que ces trois agrégats ont peu varié. Les démissions ont en revanche augmenté pour atteindre environ 3,4 millions, tandis que les licenciements et autres suppressions d’emploi, soit environ 1,6 million, ont peu évolué dans l’ensemble.1

On ne peut pas simplement soustraire ces chiffres les uns des autres pour estimer les créations d’emplois. Les postes vacants constituent un stock de places non pourvues observé à la fin du mois ; les embauches et les départs mesurent des flux de personnel pendant tout le mois. Un poste vacant ne correspond pas non plus à une personne ayant déjà signé un contrat et devant bientôt prendre ses fonctions. Mélanger ces définitions risque de fausser l’interprétation de l’écart entre intentions de recrutement et emploi effectif. Le BLS a également relevé d’environ 111 000 son estimation des postes vacants d’août, à 7,2 millions. La comparaison entre septembre et le mois précédent doit donc utiliser cette base révisée.1

Des évolutions sectorielles qui ne suffisent pas à établir un tournant

Les détails sectoriels donnent des indications plus précises que le total national : les postes vacants ont augmenté d’environ 104 000 dans les administrations des États et les administrations locales, hors éducation. Dans l’hébergement et la restauration, les embauches ont progressé d’environ 158 000 et les démissions de 197 000. Les licenciements et autres suppressions d’emploi ont diminué d’environ 70 000 dans la santé et l’action sociale. Il s’agit d’estimations portant sur un mois et sur des branches particulières : elles ne permettent pas d’affirmer que l’ensemble du marché du travail américain accélère ou se dégrade simultanément.1

Notre lecture est celle d’une demande de recrutement toujours présente et d’un regain de mobilité dans certaines branches, plutôt que d’un tournant clairement établi du marché du travail. Les démissions servent souvent à apprécier la volonté ou la capacité des salariés à changer d’emploi, mais leur hausse n’entraîne pas automatiquement une augmentation des salaires. De même, la stabilité du nombre total de licenciements n’exclut pas des difficultés dans certaines entreprises ou régions. Pour savoir si ces signaux se prolongent, il faudra les confronter aux chiffres de l’emploi non agricole, du chômage et des salaires, ainsi qu’aux révisions ultérieures de JOLTS.

Notes et sources

  1. 2026-11-03, 10:00 ET · Job Openings and Labor Turnover Survey News Release — September 2026 · U.S. Bureau of Labor Statistics. Période couverte : septembre 2026 ; les chiffres d’août ont été révisés lors de cette publication. L’adresse du communiqué est mise à jour à chaque nouvelle édition : les chiffres cités ici sont ceux de la publication du 3 novembre 2026. ↩ ↩2 ↩3