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États-Unis : en septembre, la consommation nominale augmente mais la consommation réelle stagne presque

Le rapport du BEA sur les revenus et dépenses de septembre indique une hausse de 0,5 % de la consommation nominale, contre moins de 0,1 % après correction des prix.

Par 全球伯乐 News

Recherche et synthèse

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Sommaire

Le rapport de septembre publié le 29 octobre par le Bureau américain d’analyse économique (BEA) indique une hausse mensuelle du revenu personnel de 54,5 milliards de dollars, soit 0,2 %. Le revenu personnel disponible après impôts a augmenté de 52,7 milliards de dollars, également de 0,2 %. Les dépenses de consommation personnelle en dollars courants ont progressé de 113,1 milliards de dollars, soit 0,5 % : environ 35,1 milliards pour les biens et 78,1 milliards pour les services. Ces montants en dollars et leurs variations sont présentés à un taux annuel corrigé des variations saisonnières : ils ne représentent pas les sommes effectivement cumulées pendant le seul mois de septembre. Les pourcentages indiqués correspondent, eux, aux variations mensuelles. Assimiler l’augmentation des dépenses nominales à une forte hausse des quantités achetées ferait abstraction de l’évolution des prix.1

Photographie d’archives de l’intérieur d’un supermarché de Las Vegas.

Archives : 4 mai 2023, Las Vegas, Nevada, États-Unis. The interior of a Smith’s supermarket in Las Vegas, Nevada. Photographie et droits d’auteur : Harrison Keely ; CC BY 4.0.

Hausse nominale et quantités réellement achetées

Après correction des prix, les dépenses de consommation personnelle réelles ont augmenté de moins de 0,1 % en septembre, tandis que le revenu disponible réel a reculé de 0,3 %. Sur le mois, l’indice des prix PCE a progressé de 0,5 %, et de 0,3 % hors alimentation et énergie. Par rapport au même mois de l’année précédente, l’indice global a augmenté de 3,6 % et l’indice sous-jacent de 3,1 %. Les variations mensuelles, les variations sur un an et les taux trimestriels annualisés du rapport sur le troisième trimestre sont trois mesures distinctes. On ne peut substituer l’une à l’autre pour décrire une accélération ou un ralentissement de l’inflation.1

Épargne et révisions : conserver les définitions

Le rapport estime également l’épargne personnelle de septembre à 911,1 milliards de dollars en rythme annuel, avec un taux d’épargne de 3,8 % du revenu disponible. Cet agrégat comptable ne signifie pas que chaque ménage dispose de la même marge pour épargner. Le BEA précise que les revenus de juillet et d’août ont été révisés à partir de nouvelles informations, notamment sur l’emploi ; les revenus d’intérêts personnels intègrent aussi des données actualisées du Trésor. Les comparaisons d’un mois à l’autre doivent donc tenir compte des changements apportés aux périodes de référence.1

La divergence essentielle est la suivante : dépenser davantage ne signifie pas acheter davantage dans les mêmes proportions. Les PCE englobent les dépenses effectuées par les personnes et celles engagées pour leur compte ; elles ne se confondent donc pas avec les décaissements directs inscrits dans le budget de chaque ménage.2 Si les prix augmentent plus vite que les revenus nominaux, le pouvoir d’achat peut être comprimé. Un seul mois ne suffit cependant pas à conclure à un retournement de la tendance de consommation. Il faudra examiner l’emploi, les salaires, le commerce de détail et les prochaines données PCE. La vigueur du taux annualisé de croissance du PIB au troisième trimestre ne peut remplacer une analyse propre aux revenus et à la consommation réelle de septembre.

Notes et sources

  1. 2026-10-29, 08:30 EDT · Personal Income and Outlays, September 2026 · Bureau d’analyse économique du département américain du Commerce. ↩ ↩2 ↩3

  2. Page sans date de publication fixe indiquée · Personal Income and Outlays: Additional Information · Bureau d’analyse économique du département américain du Commerce ; définitions comptables et explication des taux annuels corrigés des variations saisonnières. ↩