Énergie et industrie / 10 oct. 2026 / 5 min de lecture

Le plan K-GX sud-coréen : budget, financement et industrie derrière les 1 000 000 milliards de wons

La Corée du Sud a présenté le 7 octobre sa stratégie K-GX pour 2026–2035. Le soutien budgétaire et climatique est distinct des projets d’entreprises de 220 000 milliards de wons ; les objectifs de capacité, de véhicules et de technologie restent à réaliser.

GBN

Par Global Bole News

Compilation des sources

Illustration générée par IA : éoliennes, panneaux solaires et scène de recharge automobile
Partager

La Corée du Sud a présenté le 7 octobre sa stratégie Korea-Green Transformation (K-GX), réunissant transition énergétique, décarbonation industrielle et fabrication verte dans un cadre commun pour 2026–2035. Le gouvernement propose environ 1 000 000 milliards de wons de soutien budgétaire et de financement climatique sur dix ans, soit quelque 747 milliards de dollars au taux de conversion utilisé par Reuters dans son reportage. Ce montant décrit une politique pluriannuelle, et non des fonds déjà versés ou des dépenses intégralement financées par le budget.12

Illustration générée par IA : éoliennes, panneaux solaires et scène de recharge automobile

Illustration générée par IA : des éoliennes, des panneaux solaires et une scène de recharge automobile évoquent la transition énergétique ; il ne s’agit ni d’un lieu réel en Corée du Sud, ni d’un modèle de voiture réel, ni d’un projet achevé.

Trois types de montants à distinguer

Le dispositif annoncé comprend 200 000 milliards de wons de soutien budgétaire, plus de 790 000 milliards de financement climatique et d’autres ressources, soit environ 1 000 000 milliards de wons.1 Des projets emblématiques conduits par les entreprises, d’environ 220 000 milliards de wons, sont présentés séparément.3

Ces chiffres répondent à des questions différentes. Le montant budgétaire décrit un soutien public, le chiffre financier décrit une offre de financement, et le montant des projets d’entreprise décrit des plans d’investissement. Le financement public peut soutenir ces investissements, reliant les ressources aux projets. Sans rapprochement des financements au niveau de chaque projet et sans explication des éventuels recoupements, il serait inapproprié de tout additionner en un total de dépenses entièrement nouvelles et indépendantes.

Le cadre décennal fixe une direction. Sa réalisation dépendra des budgets annuels, des conditions des produits financiers, de l’approbation des projets et des décisions effectives des entreprises. Pour les équipementiers, le financement et les achats des projets séparent encore l’enveloppe macroéconomique des commandes confirmées. Pour les emprunteurs, l’accès aux ressources ne supprime pas les obligations de remboursement.

100 GW de capacité totale, et une cible automobile portant sur les nouvelles immatriculations

Le gouvernement vise 100 gigawatts de capacité renouvelable totale en 2030, parallèlement au renforcement des lignes et au développement du transport et de la distribution en courant continu. Les 100 GW désignent la capacité cumulée à l’année cible, et non 100 GW supplémentaires. La capacité diffère aussi de la production effective d’électricité.1

Dans les transports, l’objectif est que les véhicules électriques à batterie et à pile à combustible hydrogène représentent au moins 70% des nouvelles immatriculations d’ici 2035. Le compte rendu de Yonhap sur l’annonce du ministère du Climat emploie explicitement ce périmètre. Cela ne signifie pas que 70% de l’ensemble du parc roulant sera électrifié à cette date, et les hybrides classiques ne doivent pas y être automatiquement inclus.14

Ces objectifs montrent l’interdépendance des politiques. L’électrification des véhicules et des équipements industriels nécessite des capacités correspondantes de production et de réseau ; davantage de solaire et d’éolien exige des moyens de transport et d’équilibrage pour atteindre les consommateurs. Construction, raccordement réussi et utilisation fiable sont des étapes successives mais distinctes. Un seul chiffre de capacité ne mesure pas la transition de tout le système.

Transformer les industries établies et en développer de nouvelles

K-GX vise cinq groupes industriels fortement émetteurs : acier, pétrochimie, raffinage, ciment, et semi-conducteurs avec écrans. La liste distincte des dix industries vertes comprend les véhicules électriques, les batteries, le solaire, l’éolien, les petits réacteurs modulaires, les équipements électriques, les semi-conducteurs de puissance, les pompes à chaleur, l’hydrogène, ainsi que le captage, l’utilisation et le stockage du carbone. L’acier bas carbone relève de la transformation des industries établies ; les deux listes ne doivent pas être confondues.1

La politique ne concerne pas seulement le remplacement des sources d’énergie, mais aussi le passage des technologies de la démonstration à l’exploitation commerciale. Les entreprises doivent résoudre les questions de fonctionnement des équipements, de coût des procédés, de qualité des produits, de fiabilité de l’approvisionnement énergétique et de volonté d’achat des clients. Intégrer ces conditions à l’évaluation des investissements est plus utile que désigner les futurs bénéficiaires à partir de leur seule appartenance sectorielle.

Relier les financements aux résultats climatiques

L’annonce officielle privilégie les régions et les petites et moyennes entreprises ainsi que les entreprises de taille intermédiaire dans l’allocation des financements climatiques, avec des seuils d’au moins 50% et 70%, respectivement. Les financements de transition doivent soutenir la décarbonation des secteurs fortement émetteurs. Ces catégories peuvent se recouper : leurs pourcentages ne s’additionnent pas.1

Ces dispositions déplacent l’attention du montant global vers la qualité de l’exécution. Les questions importantes seront les critères de soutien, les projets effectivement financés et la vérification des réductions d’émissions. Une capacité de financement accrue peut réduire les obstacles financiers de certains projets, mais ne remplace ni des technologies mûres, ni des contrats exécutables, ni une demande durable.

L’intérêt de K-GX est de réunir industrie, électricité, transports et finance dans un cadre de long terme. Ses effets doivent encore se concrétiser projet par projet : utilisation claire des fonds, infrastructures électriques raccordées et opérationnelles, et transformations industrielles produisant des réductions d’émissions vérifiables. Les quelque 1 000 000 milliards de wons constituent le point de départ politique de ce processus, et non la preuve d’une transition déjà accomplie.

Notes et sources

  1. 2026-10-07 · 1 000 000 milliards de wons pour la transition verte coréenne : de la réduction du carbone à un nouveau moteur de croissance · Korea Policy Briefing, annonce gouvernementale conjointe ; texte disponible sous licence Korea Open Government License Type 1, avec attribution. Cette licence du texte ne couvre pas les photographies. ↩ ↩2 ↩3 ↩4 ↩5 ↩6

  2. 2026-10-07 · La Corée du Sud présente un plan de transition énergétique de 747 milliards de dollars jusqu’en 2035 · Reuters, repris par The Edge Malaysia. ↩

  3. 2026-10-07 · Stratégie Korea-Green Transformation (K-GX) · Ministère sud-coréen des Finances et de l’Économie. ↩

  4. 2026-10-07 · Séoul prévoit 1 000 000 milliards de wons pour la neutralité carbone et une croissance durable · Agence Yonhap, publication à 14 h 19. ↩