Delhi : l’AQI moyen d’octobre tombe à 166, sans baisse simultanée de tous les indicateurs de pollution
Les autorités indiennes annoncent un indice moyen de qualité de l’air de 166 à Delhi en octobre, contre 223 un an plus tôt. La concentration de PM10 depuis janvier a toutefois augmenté : indicateurs et périodes doivent être distingués.
Par 全球伯乐 News
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L’amélioration annuelle est nette, mais les comparaisons mensuelle et cumulée diffèrent
Le ministère indien de l’Environnement, des Forêts et du Changement climatique a annoncé le 31 octobre, par l’intermédiaire du Press Information Bureau, que l’indice moyen de qualité de l’air, ou AQI, de Delhi était de 166 en octobre 2026, contre 223 en octobre 2025. Parmi les mois d’octobre de 2018 à 2026 recensés dans le communiqué, il s’agit du niveau le plus bas. Ce chiffre représente la moyenne du 1er au 31 octobre, et non la qualité de l’air instantanée d’une journée ou d’un créneau particulier.1
Une autre série couvre une période plus longue : du 1er janvier au 31 octobre, l’AQI moyen de Delhi était de 167, contre 170 un an auparavant. « Cet octobre est meilleur que celui de l’an dernier » et « les dix premiers mois sont légèrement meilleurs que ceux de l’an dernier » peuvent donc être vrais simultanément, sans être interchangeables. Une amélioration mensuelle marquée ne signifie pas que chaque mois de l’année s’est amélioré dans les mêmes proportions ; la moyenne des dix premiers mois ne constitue pas non plus le résultat de l’année entière, qui n’est pas terminée.1

Photo d’archives : rue de Delhi au coucher du soleil, le 19 août 2026. Photo : Mrstulipsua ; œuvre « Delhi skyline.jpg », utilisée sous licence CC BY 4.0. Cette image ne représente pas les résultats des mesures d’AQI d’octobre.
Les concentrations de particules n’ont pas toutes baissé
Selon le communiqué, de janvier à octobre, l’AQI quotidien moyen est resté inférieur à 200 pendant 220 jours, contre 200 jours durant la même période de l’année précédente. Ce nombre de jours sous un seuil ne constitue pas la même statistique que l’AQI moyen calculé sur l’ensemble de la période. Les 220 jours ne permettent pas de déduire le degré précis de pollution des autres journées, et une moyenne ne permet pas de reconstituer les fluctuations quotidiennes.1
Les différents polluants ont aussi évolué dans des sens opposés. Depuis le début de l’année jusqu’au 29 octobre, la concentration moyenne de PM2.5 était de 69 microgrammes par mètre cube, contre 72 un an plus tôt ; celle de PM10 atteignait 171 microgrammes par mètre cube, contre 166. La période de mesure de ces concentrations s’arrête deux jours avant celle de la comparaison des AQI. L’indice AQI, les concentrations de particules et le nombre de jours dans une certaine plage répondent à des questions différentes : ils ne peuvent pas être résumés par « tous les indicateurs de pollution ont baissé ».1
Les nouvelles statistiques officielles attestent donc une amélioration de l’indicateur composite mensuel, tout en faisant apparaître des évolutions par composante qui méritent une analyse supplémentaire. Une baisse des PM2.5 et une hausse des PM10 ne sont pas contradictoires : elles concernent des objets statistiques différents. Ce seul communiqué récapitulatif ne permet pas encore d’attribuer une part précise du changement à telle source de pollution, ni de savoir si la situation est homogène entre les quartiers.
Une moyenne plus basse ne fournit pas une attribution complète aux politiques publiques
La baisse de la moyenne mensuelle ne démontre pas, à elle seule, l’effet d’une mesure particulière de lutte contre la pollution. Une comparaison entre années doit aussi distinguer les effets possibles de la météo, du transport des polluants, du calendrier des festivités, du périmètre de surveillance et des émissions locales. Le communiqué ne propose pas d’analyse séparée de ces facteurs. Attribuer la totalité du changement à une seule politique dépasserait donc ce que les éléments disponibles permettent d’établir.
Il convient de suivre l’AQI quotidien, les concentrations des différentes particules et leur évolution durant l’hiver à venir, plutôt que de présenter l’amélioration d’octobre comme la résolution anticipée du problème de pollution hivernale. Le progrès statistique mérite d’être relevé, mais il reste une distance, à vérifier avec de nouvelles données, entre ce résultat et une amélioration durable, stable et commune à tous les indicateurs.
Notes et sources
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2026-10-31 21:22, heure indienne · Delhi Records Lowest Average AQI for October in the Last Eight Years at 166 · Ministère indien de l’Environnement, des Forêts et du Changement climatique / Press Information Bureau. Matériel gouvernemental présenté conformément à la politique de droits d’auteur du PIB ; les périodes propres à chaque indicateur sont conservées. ↩ ↩2 ↩3 ↩4


